15.11.2009
T. C. A.
Vous avez déjà vu, dans un film ou une série, l'alcoolique ou le drogué qui jure sur tous les dieux qu'il n'est pas accro, qu'il peut se passer de sa came, qu'il n'a aucun problème ? Et en face, y'a le pote, le coéquipier, le membre de sa famille ultra concerné, qui lui dit « essaie de rester sobre / clean juste une journée, et on verra ».
Dans cette image, l'alcoolique / drogué, c'est moi. Sauf que je ne bois pas d'alcool et que je ne consomme pas de drogue. Je ne suis pas non plus une fumeuse invétérée, ni une accro au sexe.
Nan.
Mon problème à moi, c'est la bouffe.
Alors, si vous êtes en train de penser que ce n'est pas un problème, ou toute autre réflexion de ce genre, je vous conseille de passer votre chemin, et d'aller voir ailleurs.
Je veux bien déconner sur ce blog, mais la vie est loin d'être une partie de plaisir tous les jours, moins de cacher sa tête dans le sable, chose que je fais beaucoup trop souvent en ce moment.
Alors, aujourd'hui, j'ai décidé de parler de mon problème. Et pour dédramatiser un peu la situation, je vais le faire à la manière des AA : « Bonjour, je m'appelle Yayatina, et j'ai un trouble du comportement alimentaire ».
C'est le genre de problème qui n'en est pas un, jusqu'à que quelqu'un vous le dise. Et au départ, ce n'est rien. Sauf que le temps et les situations stressantes n'arrangent rien. Et avant que vous le réalisiez, vous évitez les miroirs et niez en bloc le problème (genre il va disparaître).
Faut pas croire que je me suis soudainement réveillée en me disant « Oh my God, j'ai un problème ! ». Nan, c'est plus pernicieux que ça.
Toutes les personnes dans mon cas savent très bien que quelque chose cloche. Peu importe ce que c'est, si c'est la faute à maman, à papa, aux deux, à votre famille ou l'absence de famille, à un ex-petit-ami, à des études ratées, des choses affreuses de votre passé ou autres.
A un moment donné, on a trouvé un réconfort dans la nourriture, comme d'autres se sont descendus une bouteille de vodka, fumé un paquet par jour, ou découvert que le speed c'est fun (et non, c'est mal).
Y'a des moments, je me dis que de toutes ces merdes, j'ai choisi la moindre. Et puis, y'a des moments ou je me dis que non, parce que moi, on voit de suite que j'ai un problème de poids. Et dans notre société, je suis marginalisée, catégorisée et je passe les trois quarts de mon temps à avoir honte de moi.
Là, je suppose que je dois faire un aparté, sous peine de me faire lapider par toutes les personnes qui vont m'arguer que le culte de la minceur est dépassé, qu'on peut être ronde et bien dans sa peau, et tout et tout.
Je n'ai jamais dit le contraire. J'admire toutes les personnes qui sont bien dans leur peau, telles qu'elles sont, qu'elles soient rondes, maigre-top-model, avec des couleurs de cheveux délirantes ou vêtues comme je m'habillerais jamais. Tant mieux pour elles.
Mais il faut bien admettre qu'une bonne partie des gens qui ont un problème de poids ne sont pas bien dans leur peau. Sinon, y'aurais pas autant de pub pour des régimes bidons dans les magazines ou sur la partie droite des pages facebook.
Là il convient de tuer une seconde idée reçue. Ne dites jamais à quelqu'un qui a des problèmes de poids (et qui fait l'énorme effort de vous en parler, cela dit en passant) : « tu devrais faire un régime » avec ce petit air méprisant.
Franchement, vous nous prenez pour des billes ?
Vous ne croyez pas qu'on y a pensé avant vous ? Vous ne croyez pas qu'on a déjà tout essayé, et tout envisagé ?
Vous croyez qu'on est resté là en attendant votre lumineuse solution ?
Dites vous bien que si on vous parle, c'est déjà bien, et ce qu'on attend, c'est votre support.
Y'aurais probablement des dizaines de choses à dire sur ce sujet, mais je crois que ça suffit pour les généralités.
En fait, quand j'ai commencé à écrire cette note, je voulais dire que je suis une droguée de la bouffe. C'est là où je me réfugie quand ça ne va pas, quand je suis stressée, contrariée, énervée ou perdue. Je ne sais pas quand j'ai commencé, je ne sais pas pourquoi je le fais, ni pourquoi je n'arrive pas à arrêter.
Je ne connais pas d'autre façon de fonctionner.
Ça ne veut pas dire que je n'essaie pas de m'en sortir. J'y pense tout le temps, du matin ou soir, ça me tient éveillée la nuit.
Et ce week-end, je me suis dit à moi-même : « voyons si tu peux tenir un jour sans faire n'importe quoi ».
Devinez quoi ? J'y suis pas arrivée. Et je suis pas sûre de m'en sortir un jour.
C'est tout ce que je voulais dire.
22:40 Publié dans Inside my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tca
12.11.2009
Bouh.
Dans la vie, je ne suis pas superstitieuse (et hop, merci le correcteur d’orthographe, je ne sais pas écrire ce mot). J’ai vécu avec un chat noir, j’ai l’habitude de passer sous les échelles (sauf si un gars pas dégourdi tient un seau sur ladite échelle) et je me fous royalement des vendredis 13 (ça tombe bien, c’est demain).
Bon.
Mais en ce moment, mon appartement minuscule cherche à me faire flipper en faisant tomber des trucs.
Vendredi dernier, soir, y’a mon thermomètre qui s’est cassé la gueule de l’étagère où il était collé avec de la patafix.
Samedi soir, ma table en fer, repliée contre le mur du balcon, est brusquement tombée à plat sur le sol du balcon, en faisant un horrible bruit sourd. J’ai fait un bond. Parce que cette table, ça fait 50 fois que je l’appuie là, et elle était jamais tombée. Même avec du vent. Mais y’avait du vent. Ça surprend.
Aujourd'hui, à midi, y’a une chaise en plastique qui s’est retournée sur le sol du balcon. Je suppose que c’est le vent. Mais là encore, elle ne l’avait jamais fait.
Et ce soir, c’est le cadre photo qui s’est détaché du mur…
Je ne voudrais pas dire mais ça commence à bien faire.
16:00 Publié dans J'hallucine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : esprit es-tu là ?
11.11.2009
T'as le look coco
Oui, en ce moment, j’ai des références sorties tout droit des 80’s, allez savoir pourquoi.
Et en plus, avec un peu de chance, ça va vous coller l’air dans la tête pour le reste de la journée (ne me remerciez pas, c’est avec plaisir).
Le sujet du jour, c’est moi, ou plus exactement, le look de barge que je me tape quand je mets le nez dehors.
Alors imaginez tout d’abord un manteau. Un manteau long, un manteau noir, un manteau un tantinet trop large. Rajoutez sur ce manteau un grand col, qui se fronce joliment autour de mon cou.
Si vous venez de m’imaginer avec un manteau amish, ou avec une fraise comme les anglais du 15 ème siècle, recommencez.
En fait, quand je suis de bonne humeur, je me sens comme une princesse. Et quand ça va bof, je trouve des allures de général russe, à qui il ne manquerait plus que la toque de fourrure sur la tête.
Bon, reprenons. Cessez de vous dissiper. Nous disons donc un manteau noir, long, avec un grand col (même moi, ça me fait marrer).
Rajouter à ce charmant portrait, une écharpe couleur bleu canard. Et évitons de lancer un débat sur les substantifs dont j’aime affubler toutes les couleurs (bleu canard, jaune poussin, rose fuchsia, vert moche).
Et entourez le cou du sujet (moi), avec deux tours d’écharpe (sans m’étrangler, je vous prie).
Ensuite, histoire d’éviter à votre sujet d’être aveuglé par la forte luminosité qui règne dans le sud de notre beau pays, mettez lui une paire de lunettes. Et comme je n’ai pas une tête à lunette, ça ne me va pas nécessairement très bien. Ce sont des lunettes de sports, avec un beau reflet pour empêcher les gens de voir que je les regarde (gniark gniark gniark).
Et pour parachever cette œuvre à la beauté plus que contestable, je l’avoue, il faut doter le sujet d’un casque qui passe sur la nuque, élément indispensable pour écouter de la musique sur le chemin (de croix, presque).
Petite parenthèse : pourquoi diable un casque, alors que de nos jours, il y a des tas de petits écouteurs minuscules ?
La réponse est simple mon cher Watson ! A cause du vent bien sûr, et des fabricants de marchandises faites à la va-vite à l’autre bout du monde par des petits enfants de 6 ans qui devraient être à l’école au lieu d’être exploités par des multinationales uniquement intéressés par le profit et une bonne cotation sur les marchés financiers.
Oui, tout à fait, je viens discrètement d’insérer un message politique au sein de ma note de blog inoffensive.
Pour faire court, j’en avais marre de passer mon temps à remettre mes écouteurs dans mes oreilles toutes les 3 minutes, alors casque.
Revenons à nos moutons après cette légère digression, comme aurait dit M. Bousquet, mon professeur de français en 5ème.
Maintenant, ayez une vue d’ensemble du sujet, avec le manteau, l’écharpe, les gants (oui, rajoutez donc une paire de gants noirs un peu trop grand, pour faire bonne mesure), les lunettes de soleil, et le casque.
Vous y arrivez ? C’est clair maintenant ? Oui ! C’est ça ! C’est du grand n’importe quoi !
C’est tout moi, quoi.
16:00 Publié dans Crazy ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manteau, écharpe, gants, lunettes, casque

